Votre navigateur ne reconnaît pas les scripts.

chrn.be

Le cancer, on ne le combat pas seul

Ce dimanche 4 février, c’est la Journée Mondiale contre le Cancer. Au cœur de la lutte contre cette maladie, on retrouve des patients courageux mais aussi des femmes et des hommes d’exception qui vouent leur vie pour lutter contre cette maladie qui touche plus 70.000 nouveaux cas chaque année. À cette occasion, on a pu rencontrer le docteur Cristina Dumitrescu qui est oncologue au CHRSM – site Meuse. Un entretien plein de vie.

Docteur Dumitrescu, quelle est la clé, quand on parle de cancer ?

L'équipe d'oncologie du CHRSM Meuse au Relais pour la vie« Le dépistage est essentiel. Au cours des dernières années, j’ai pu constater une belle évolution de la sensibilisation, notamment autour des cancers mammaires, utérins ou même digestifs. Cette évolution porte également sur les cancers à mutations qui touchent les familles. Les proches ont les bons réflexes et les dépistages s'effectuent aux bons moments. Quand je rencontre un patient à la suite d’un dépistage, c’est la première étape. Je le rassure et je lui explique qu’il a bien fait. »

Quelle est l’évolution de la science et des pratiques par rapport à la maladie ?

« Elle est positive. Les études se multiplient. Il y a de nouveaux traitements et médicaments. On avance également sur des cancers qui étaient orphelins comme celui du rein. Les évolutions sont nombreuses. Il y a encore du travail, mais on progresse, au fil du temps. Un autre élément essentiel, c’est l’évolution autour des remboursements des médicaments. C’est important et précieux pour les patients. »

Parmi les éléments essentiels, quand on est touché par le cancer, on parle beaucoup de l’entourage…

« Il est très précieux. Mais cela peut aller dans les deux sens. Il y a l’aspect positif des choses, avec un entourage qui est présent et qui donne de l’énergie, quand le patient en a besoin. Il apporte une aide essentielle. Dans l’autre sens, il y a parfois l’entourage qui pense bien faire, en évoquant le cancer d’une personne et en lui disant que pour un autre membre de la famille, cela ne s’est pas bien passé… C’est souvent la première question que je pose : qui est avec vous à la maison, pour vous accompagner ? »

Quelle est la place de l’oncologie au sein de l'hôpital ?

« Elle est prédominante. On a la chance d’être un pôle d’excellence. On a le soutien de l’institution et c’est crucial. On veut encore se développer et on va y parvenir. On a la chance de pouvoir organiser des actions et de pouvoir proposer de beaux projets. »

Comment on se prédestine à l’oncologie ?

« Au départ, je voulais me tourner vers la chirurgie. Mais j’avais besoin d’un contact plus poussé avec le patient. Alors, pendant mon cursus de médecine interne, je me suis tournée vers l’oncologie. Je trouve que c’est le parfait équilibre entre humanité et science. Il y a toujours de nouvelles évolutions. Je ne m’ennuie jamais. Alors, oui, parfois, c’est difficile, surtout quand on perd des patients. Mais, dans la majorité des cas, il y a la satisfaction d’avoir fait le maximum pour chaque patient. Si c’était à refaire, j’opérerais le même choix, sans aucune hésitation. »

Un dernier mot ?

« Je dois remercier toute l’équipe, au sens large. On a la chance d’avoir dans ce service et dans cet hôpital, des personnes extraordinaires qui vouent leur vie au bien-être des patients. C’est essentiel et je suis fière de faire partie de cette grande famille. »