À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le CHRSM souhaite mettre en lumière l’engagement quotidien de ses équipes dans la lutte contre cette maladie, ainsi que l’importance d’une prise en charge coordonnée et humaine.
Comme le souligne le Dr Cristina Dumitrescu, cheffe de service ff du service d’oncologie du CHRSM : « La transversalité du service d'oncologie s’inscrit dans une démarche institutionnelle visant à renforcer la cohérence et l’efficience de l’organisation des soins. Cette transversalité structurée permet une mutualisation des compétences, une coordination renforcée des équipes et une harmonisation des protocoles, garantissant ainsi une prise en charge intégrée, fluide et de haut niveau. Elle contribue directement à l’amélioration continue de la qualité des soins et à l’optimisation du parcours des patients. »
Dans ce cadre, deux oncologues du CHRSM ont accepté de prendre la parole pour partager leur regard sur les avancées, les enjeux du dépistage et l’accompagnement des patients : les Drs Alex Draghici et Daiana Temian-Vicol.
Deux témoignages complémentaires sont à découvrir à travers des formats différents : une interview longue pour le Dr Draghici, et une capsule vidéo plus courte pour le Dr Temian-Vicol.
Entretien avec le Dr Draghici.
1. Le 4 février, Journée mondiale contre le cancer : qu’est-ce que cette date représente pour vous, en tant qu’oncologue ?
Cette journée est un moment important de réflexion. Elle permet de mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre le cancer, mais aussi de rappeler les défis qui restent à relever. Pour nous, oncologues, c’est l’occasion de souligner l’importance de l’accompagnement global des patients : au-delà des traitements, il y a la solidarité, l’écoute, le soutien humain et psychologique.
2. Dans un hôpital comme le CHRSM, comment se traduit concrètement cette mobilisation au quotidien ?
Au CHRSM, la prise en charge oncologique repose sur un engagement pluridisciplinaire fort. Médecins, infirmières, psychologues et autres professionnels travaillent ensemble afin d’offrir un accompagnement personnalisé.
3. A-t-on le sentiment que les cancers sont plus fréquents aujourd’hui, ou est-ce surtout le dépistage qui progresse ?
On a effectivement l’impression que les cancers sont plus fréquents. Cela s’explique en grande partie par le vieillissement de la population et par l’amélioration des méthodes de dépistage.
4. Quels sont les cancers les plus fréquemment rencontrés dans notre région ?
Chez les hommes : prostate, poumon, colorectal. Chez les femmes : sein, colorectal, poumon.
5. Observe-t-on une évolution de l’âge des patients ou des profils ces dernières années ?
Oui. L’incidence du cancer reste fortement liée à l’âge. Certains facteurs de risque traditionnels diminuent tandis que d’autres émergent.
6. Pourquoi le dépistage précoce change-t-il autant le pronostic ?
Un cancer détecté tôt est souvent plus facile à traiter, avec de meilleures chances de guérison.
7. Qu’est-ce qui empêche encore certaines personnes de se faire dépister ?
La peur, le manque de temps, les tabous, le manque d’information ou des difficultés d’accès aux soins.
8. Quel message simple aimeriez-vous adresser aux personnes qui hésitent à consulter ?
Le dépistage précoce sauve des vies. Prenez soin de vous : un simple contrôle peut faire la différence.
9. Ces dernières années, quelles avancées ont le plus transformé la prise en charge du cancer ?
Immunothérapie, thérapies ciblées, radiothérapie plus précise, chirurgie robotisée, intelligence artificielle.
10. Peut-on dire aujourd’hui qu’on guérit mieux qu’avant ?
Oui, clairement. Les traitements modernes permettent de meilleures réponses, même dans certains cas métastatiques.
11. Quand un patient reçoit un diagnostic, comment se met en place la prise en charge au CHRSM ?
Une procédure structurée et personnalisée est mise en place rapidement avec un accompagnement médical et infirmier.
12. Quel rôle joue la concertation multidisciplinaire ?
Elle permet de proposer la meilleure stratégie thérapeutique en réunissant plusieurs spécialistes.
13. En quoi est-ce important de pouvoir être soigné près de chez soi, sur Sambre ou Meuse ?
Cela réduit les déplacements, le stress, et facilite le parcours de soins.
14. Le CHRSM renforce son dispositif de dépistage du cancer du sein : quel impact ?
Un meilleur accès au dépistage précoce augmente les chances de guérison.
15. Tomosynthèse, mammographie 3D… qu’est-ce que cela change ?
Des images plus précises, donc une meilleure détection.
16. Qu’est-ce qui vous marque le plus dans votre métier ?
La solidarité autour des patients et l’évolution constante des traitements.
17. Qu’est-ce qui vous donne le plus d’espoir aujourd’hui ?
Les avancées scientifiques qui améliorent la durée et la qualité de vie.
18. Quel rôle joue l’écoute et le soutien psychologique ?
Ils réduisent l’anxiété, améliorent la qualité de vie et renforcent la relation soignant-patient.
19. Si vous deviez retenir un seul message ?
Le dépistage précoce est la clé. Il sauve des vies.
Si vous souhaitez un dépistage ou un suivi, nos équipes sont à votre écoute : Sambre - Meuse. Découvrez notre clinique du sein depuis le site Sambre et/ou le site Meuse.